Commune de Gertwiller
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Défibrillateur Automatique Externe (DAE)

 

 

Définition : L'arrêt cardiaque ou cardio-respiratoire (aussi appelé mort subite de l'adulte) est dû à un trouble du rythme cardiaque, mortel en quelques minutes en l'absence de prise en charge. Une intervention rapide peut faire repartir le coeur et éviter de lourdes séquelles. 

 

En 2016, la commune a fait l'acquisition d'un défibrillateur automatique externe (DAE). Celui-ci a été installé sur le côté droit de la façade de la Mairie.

Un DAE est un appareil portable, fonctionnant au moyen d'une batterie, qui permet de délivrer un choc électrique, appelé défibrillation, à une personne en arrêt cardiaque. 

L'équipement acheté par la commune est très simple d'utilisation et est adapté à tous.

Apprenez à sauver des vies !

Une présentation et une démonstration ouverte à tous a eu lieu, en collaboration avec les sapeurs-pompiers de Gertwiller, le vendredi 27 mai 2016 à 19h30 dans la salle de la Kirneck.  

 

Gestes à connaitre pour sauver une vie :

Récapitulatif : page 1 page 2

RECONNAITRE L'ARRÊT CARDIAQUE

L'arrêt cardiaque, ou cardio-respiratoire, est dans la majorité des cas dû à un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation ventriculaire. C'est souvent une complication de l'infarctus du myocarde. 

Comment reconnaitre l'arrêt cardiaque ?

  • La victime perd connaissance, tombe, elle ne réagit pas quand on lui parle, quand on la stimule.
  • Sa respiration est inexistante (la poitrine ne se soulève pas) ou très irrégulièrement. 

Existe-t-il des signes avant-coureurs ?

Oui, lorsque la cause est un infarctus du myocarde, le sujet peut présenter une douleur thoracique prolongée pouvant s'étendre jusqu'aux bras, une sensation d'oppression, de serrement, voire d'écrasement.

En dehors de l'infarctus, l'arrêt cardiaque peut être précédé de palpitations ou d'un malaise général, mais il peut aussi survenir brutalement.

Quelle est la cause de l'arrêt cardiaque ? 

90% des arrêts cardiaques chez l'adulte sont dus à une cause cardiovasculaire. Le plus souvent, il s'agit d'une fibrillation ventriculaire, c'est-à-dire un rythme cardiaque correspondant à des contractions rapides, irrégulières et inefficaces des ventricules du coeur. 

Il existe aussi d'autres causes : noyade, électrisation, intoxication, hypothermie, overdose, insuffisance respiratoire aiguë... 

 

DECLENCHER LA CHAÎNE DE SURVIE

Les gestes de premiers secours réalisés le plus tôt possible permettent d'augmenter les chances de survie.

Témoins d'un arrêt cardiaque :

3 réflexes

  • Appeler le 15 (SAMU) ou 18 (Pompier) pour prévenir les secours.
  • Commencer immédiatement le massage cardiaque.
  • Si d'autres personnes sont présentes, leur demande de s'informer : un défibrillateur est-il disponible à proximité ? Si oui, aller le chercher aussi vite que possible.

 

5 minutes pour agir : Pourquoi ?

Lors d'une fibrillation ventriculaire, le cerveau souffre très rapidement : il n'est pas alimenté en oxygène car le sang ne circule plus. Au-delà de 5 minutes d'arrêt du coeur, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c'est la mort assurée. Le massage cardiaque permet de relancer la circulation sanguine et donc l'oxygénation des cellules. 

1 minute gagnée, c'est 10% de chance de survie en plus ! 

Osez ! Le pire est de ne rien faire !

Un arrêt cardiaque peut survenir à domicile, dans un lieu public ou sur le lieu de travail. Vous serez peut-être seul à pouvoir intervenir : n'hésitez pas, osez, votre rôle est essentiel ! 

 

APPRENDRE LES GESTES QUI SAUVENT 

Avant toute chose, placer la victime dans une zone sécurisée, pour elle comme pour vous. 

3 GESTES POUR UNE VIE :

     

01. Appeler le 15 (SAMU) ou 18 (Pompier) pour donner l'alerte. 

  • Décrire ce qu'on a vu et l'état de la victime : elle est inconsciente, elle ne respire pas...
  • Donner l'adresse précise du lieu où se trouve la victime.
  • Dire ce qui a été fait ou ce qui est fait : « On l'a étendue, on a commencé le massage cardiaque...».
  • Ne pas raccrocher avant que la personne du SAMU ne le précise.

02. Massez le coeur de la victime et, si vous le pouvez, pratiquez le bouche-à-bouche en alternance.

  • Allonger la victime sur une surface dure.
  • Se mettre à genoux contre la victime, sur le côté.
  • Positionner les mains l'une sur l'autre, au milieu du thorax, entre les deux seins, les bras bien tendus.
  • Appuyer de tout son poids, bien au-dessus : ce ne sont pas les bras ni les mains qui appuient mais tout le corps.
  • Ce sont des pressions fortes : enfoncer les mains de 5 à 6 cm dans la poitrine, et remontez bien les mains entre chaque pression pour faire circuler le sang.
  • Effectuer les pressions sur un rythme régulier, environ 2 par seconde (100 par minutes).
  • En alternance, on peut effectuer deux insufflations, ou bouche-à-bouche, toutes les 30 pressions.
  • Reprendre ensuite le massage cardiaque à un rythme de 100 pressions par minute soit presque 2 par seconde.

03. Défibriller à l'aide d'un défibrillateur automatisé externe.

Très simple d'utilisation, cet appareil guide vocalement, étape par étape, et garantit une utilisation sans risque. 

  •  Les défibrillateurs sont disponibles dans un nombre croissant de lieux publics : centres commerciaux, mairies, places centrales, halles de marché, pharmacies...
  • Si on dispose d'un défibrillateur automatisé externe, on l'utilise au bout de deux minutes de massage cardiaque.
  • S'il n'y en a pas à proximité, on masse sans s'arrêter jusqu'à l'arrivée des secours.

 

FORMEZ-VOUS

Acquérir les réflexes de l'intervention d'urgence permet d'agir rapidement et avec sang-froid. 

C'est simple : Les gestes de la réanimation cardio-pulmonaire ont été simplifiés : toute personne, dès 10 ans, peut s'initier et être efficace en situation d'urgence. 

C'est accessible : l'Initiation aux Premiers Secours (IPS) est une formation gratuite que de nombreux acteurs du secourisme proposent partout en France, dans leurs antennes locales et régionales. 

C'est rapide : Une ou deux heures suffisent pour apprendre les bons réflexes. 

 

Quelques chiffres 

  • En France, chaque année, 40 000 personnes meurent prématurément d'arrêt cardiaque.
  • Sans prise en charge immédiate, près de 95% des arrêts cardiaques sont fatals.
  • 7 fois sur 10, ils surviennent devant témoin, mais moins de 40% de ces témoins font les gestes de premiers secours
  • Or, 4 victimes sur 5 qui survivent à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes simples pratiqués par le premier témoin.
  • Le taux de survie à un arrêt cardiaque en France est de 5% si aucun geste n'est pratiqué. Il monte à 15% de survie à J+30 si le massage cardiaque est pratiqué et le défibrillateur utilisé.
  • 2 Français sur 3 souhaiteraient se former aux gestes qui sauvent.
  • La France accuse un retard significatif par comparaison avec certains pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis. A Seattle (USA), par exemple, le taux de survie après un arrêt cardiaque est de 30%. C'est le  résultat d'un double effort de formation de la population et d'équipement des lieux publics en défibrillateur.